Salvador de Bahia

INTRO

Surnommée la «Rome noire», Salvador fut la première ville fondée par les portugais en 1549 et la première capitale du pays jusqu´en 1763.
Capitale de la samba, du Candomblé, de la capoeira, de la fête où la musique y est omniprésente, c’est surtout son centre historique «le Pelourinho», classé au patrimoine mondial de l’Unesco, qui fait toute la notoriété de la ville.
Que ce soit les bahianaises en costume traditionnel faisant leur show, le son des percussions des écoles de samba tous les mardis défilant dans les rues de Pelourinho, les vendeurs de rêve de «fitas de Bonfim», les maisons coloniales colorées du quartier historique, les 365 églises (une par jour de l’année, paraît-il) ou encore son métissage, Salvador de Bahia conquit par sa frénésie et sa diversité culturelle.
En revanche, ne restez pas plus d’une nuit pour visiter la ville. Je vous conseille ensuite de prendre le large, direction l’archipel de Morro de São Paulo, à Tinharé et Boipeba, que nous n’avons pu faire mais qui valent vraiment le détour : http://www.lefigaro.fr/voyages/2013/06/07/30003-20130607ARTFIG00473-tinhare-et-boipeba-le-bresil-cote-charme.php
`Et pour ceux qui auraient oublié : voici le clip de Mickael Jackson «They do not care about us » dirigé par Spike Lee, où ce dernier avait fait appel au groupe afro-brésilien de Salvador de Bahia « Olodum » pour les percussions : https://vimeo.com/126642623

07.15 FITAS DE BONFIM

Difficile de rentrer de Salvador de Bahia sans avoir au poignet son « fitas de Bonfim ».
Apparues au début du XIXème siècle à Salvador, ces petits bracelets de tissus aux couleurs variées avaient un caractère religieux. Faits en soie puis en coton, ils mesuraient 47 centimètres, correspondant à la longueur du bras droit de la statue de Jésus Christ, entreposée dans l’église Nosso Senhor do Bonfim, réputée pour ses miracles curatifs.Les croyants venaient déposer dans cette église une photo ou statue représentant la partie du corps qui avait été soignée en guise d’offrande au saint ayant accompli le miracle. En souvenir, les croyants repartaient avec une de ses fitas.
Depuis, les mœurs ont évolué. Ces bracelets sont désormais un symbole culturel et servent de porte-bonheur, d’accessoire de mode ou encore d’objet de décoration.Il n’est désormais plus question de soie mais du synthétique pour les fabriquer, ils ne mesurent plus que 40 centimètres et sont exportés partout dans le monde.
A chaque couleur est associée une signification, ainsi que l’une des divinités du candomblé (les orixas), la religion afro-brésilienne fondée par les esclaves.
– Bleu – Amour – Iémanja, déesse de la mer
– Rose – Amitié – Oba, le dieu des vents
– Jaune – Succès – Oxum, déesse de la beauté
– Vert – Santé – Oxóssi, dieu des animaux et de la nourriture
– Orange – Bonheur – Inhasa, déesse du vent et du feu
– Violet – Spiritualité – Nana Buruku, la femme d’Oxala
– Rouge – Passion – Exu, le dieu de chemins
– Blanc – Paix – Oxala, dieu le plus ancien qui a donné la vie aux hommes
Inscription unique : “LEMBRANCA DO SENHOR DO BONFIM DA BAHIA”

Magic plusLe bracelet s’attache en faisant 3 nœuds. A chaque nœud, vous faites un vœu. Selon la légende, lorsque celui-ci tombe ou se défait, il faudra alors le jeter dans l’eau pour que vos vœux se réalisent. Si celui-ci est retiré ou coupé, les vœux ne se réaliseront pas, alors patience !

07.15 SOLAR CONTORNO – Avenida Contorno, S/N – Comercio, Salvador/ solar.gastronomiacontemporanea

Café-restaurant du musée d’art moderne de Bahia installé dans l’ancien quartier des esclaves.
L’endroit idéal pour déjeuner loin de la foule et face à la baie de tous les Saints.
A la carte (crêpes, pâtes, salades, sandwichs, pâtisseries, glaces, fruits de mer…) ou menu (entrée-plat-dessert) à 10€.
Du mardi au jeudi de 12h à 15h.

Magic plusPréférez les tables face au quai pour profiter de la vue!

07.15 BARRA – www.mylittlebrasil.com.br

Demandez au taxi de vous arrêter à Barra, quartier situé sur la pointe de Salvador de Bahia, à l’endroit où la baie s’ouvre sur l’océan.
Une sorte de mini LA avec ses immeubles insolites, ses skaters, bars et restaurants branchés, sur l’esplanade, son «mall », ses surfeurs…
Commencez la ballade à pied en longeant l’océan depuis la plage Porto da Barra entre les forts de San Diego et Santa Maria jusqu’au musée nautique.

Magic plusArrêtez-vous en chemin dans le glacier « Oxe que doce sorvetaria »

07.15 CAFELIER – R. do Carmo, 50 – Santo Antonio, Salvador / www.cafelier.com.br

Le meilleur spot de la ville pour admirer le coucher de soleil sur la baie de tous les Saints.
Meubles anciens, porcelaine fine, photos de stars de la radio composent le décor de ce petit café installé dans une vieille maison coloniale du centre historique dans le quartier Carmo.

Magic plusArriver tôt car c’est vite plein et les quelques tables en terrasse sont prises d’assaut.

07.15 PELOURINNHO

La partie haute de la ville, le «Pelourinho», classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, est une petite merveille avec ses ruelles pavées et pentues et ses vieilles maisons colorées. Autrefois ville fortifiée élevée par les colons portugais, ces maisons historiques sont devenues aujourd’hui des hôtels, des restaurants, des bars, des galeries d’art, des musées ou des boutiques. Même si le centre est très touristique, le charme opère encore dans le prolongement du Pelourinho, dans les quartiers de Carmo et Sant Antonio.
A Pelourinho, la musique résonne à chaque coin de rue : que ce soit lors des représentations des capoeristes sur la place principale, lors des chants religieux de l’église Notre Dame du Rosaire des Noirs sur la place du Pilouri (le mardi soir), ou encore lorsque les écoles de samba viennent défiler dans les rues (le mardi soir vers 19H).
Les bahianaises cherchant à se faire photographier, les stands d’acajeres, les vendeurs de « fitas de Bonfim » sur la place du Pilori, ou encore les vieux avec leurs charrettes de bric à brac, font aussi partie du charme de Pelourinho !
Ne manquez pas d’aller visiter :
– Eglise et couvent Saint-François pour son intérieur en bois recouvert d’or et ses 37 panneaux d’azulejos du cloître représentant les personnages de la mythologie gréco-romaine.
– Largo do Pelourinho pour sa beauté malgré son histoire tragique. On lui donne ce nom parce-qu’il fut durant de nombreuses années un lieu de torture où les condamnés attachés au « pelourinho » (colonne de pierre) étaient exposés aux yeux des passants et soumis à d’horribles souffrances.
– La fondation de Jorge Amado pour rentrer dans l’intimité du plus célèbre écrivain du pays. L’espace culturel est ouvert du lundi au samedi de 9h à 21h (3 rias). Il y a une petite boutique et une cafétéria, où vous pourrez boire du thé tout en lisant ses livres traduits dans plus de 60 langues : http://www.jorgeamado.org.br/?lang=fr
– Elevador Lacerda pour sa vue panoramique sur la Baie de Tous les Saints et sur les centaines d’embarcations qui y circulent. C’est le plus grand ascenseur public du pays, avec 72 mètres de hauteur, qui relie la ville haute et la ville basse en une trentaine de secondes depuis 1873 (0,15 rias).
– Igreja de Nossa Senhora de Rosario das Pretos pour son histoire. Elle fut construite à partir de 1704, par les esclaves, le soir après le travail. Tous les saints y sont noirs. Ouvert tous les jours, de 8h à 17h.
– Quartiers de Carmo et Sant Antonio pour leur beauté architecturale et sa magnifique vue sur la baie de tous les Saints depuis l’esplanade « Largo Santo Antonio Além do Carmo », face au fort de Santo Antonio et l’église Santo Antonio Além do Carmo.
– Immeuble, place du Pilouri, où Mickael Jackson danse et chante sur le balcon dans son clip « They don’t care about us ».
– Casa do Olodum pour repartir avec le même T-shirt du fameux clip de Mickael Jackson. Il s’agit de l’école de musique du groupe culturel brésilien de la communauté noire de Salvador. Si vous avez le temps, allez les voir jouer :
http://www.olodum.com.br/
– Mercado Modelo pour faire le plein de souvenirs bahianais. Ce marché artisanal se situe dans la partie basse de la ville : http://www.mercadomodelobahia.com.br/

07.15 VILLA BAHIA – Largo do Cruzeiro de São Francisco, 16/18 – Pelourinho/www.lavillabahia.com

En plein cœur du centre historique, cette maison « voyageurs du monde » se compose de deux demeures coloniales datant du 16 et du 17ème siècle. Donnant sur les façades colorées de São Francisco, les 17 suites, réparties sur 3 étages, ont été rénovées pour préserver l’esprit colonial des lieux : lits à baldaquin, larges planchers de bois, belle hauteur sous plafond, grandes fenêtres…
La décoration des chambres reflète une période particulière de l’histoire des conquêtes de la flotte portugaise : route maritime, commerce d’épices, comptoirs d’Asie et d’Afrique… Celles situées au niveau supérieur disposent de petites terrasses privatives. Deux patios, une petite piscine et une terrasse extérieure viennent compléter les lieux.
L’établissement, dirigé par Bruno Guinard, un français installé au Brésil depuis plus de 20 ans, s’inscrit également dans une démarche d’implication locale et de développement durable.
Si vous préférez un peu plus de calme et moins de français, je vous recommande l’hôtel «Pestana convento do Carmo», établi dans un ancien couvent du 16ème siècle dans le Santo Antônio Além do Carmo :
http://www.pestana.com/en/hotel/pestana-convento-do-carmo

Magic plus La meilleure moqueça de la ville (spécialité bahianaise à base de poisson).

07.15 PORO – Rua Do Carmo 13, Salvador/

Petit restaurant cosy de cuisine niché dans la ruelle do Carmo. Il sert une cuisine brésilienne et d’Amérique du Sud avec un menu qui change chaque semaine. Le restaurant venait d’ouvrir quand nous y sommes allés en juillet 2015.

Magic plusLes encornets de viande et de banane + le décor insolite des toilettes avec ses parapluies suspendus!

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